Protéger les abeilles, est-ce simplement un mot ?

collectif Nouvelle écologie logo

Communiqué de presse du Collectif Nouvelle Écologie‏ du 16/03/2016

Les parlementaires ont commencé mardi dernier l’examen du projet de loi sur la biodiversité, visant principalement à préserver la faune environnementale. Un des problèmes à examiner est celui de l’impact de certains insecticides sur les pollinisateurs.

Le ravage des insecticides néonicotinoïdes sur les abeilles est connu de tous les scientifiques. Ces substances chimiques sont toxiques pour les abeilles ouvrières et contribuent à la diminution dramatique du nombre d’insectes pollinisateurs.

Des associations se sont mobilisées pour l’interdiction de ce pesticide mais Stéphane Le Foll a refusé de se joindre à ces mouvements en arguant que les voies alternatives à ces produits ne résoudraient en rien les problèmes des pollinisateurs, qu’au contraire les pesticides néonicotinoïdes feraient baisser la vente des herbicides et fongicides, que les interdire créerait une distorsion entre les agriculteurs français et les agriculteurs européens.

Cela prouve que la concurrence européenne empêche notre gouvernement de prendre des mesures efficaces, nécessaires à la sauvegarde de notre environnement. Des agriculteurs français plus prospères et protégés par un gouvernement souverain, pourront mettre en œuvre une politique respectueuse de l’environnement, à l’abri de normes écologiques nationales claires et pragmatiques. C’est le protectionnisme intelligent au service de notre environnement.

Afin de réellement sauvegarder la biodiversité, nous devons urgemment reprendre en main notre souveraineté nationale.