Artisans bouchers-charcutiers : l’Etat ne doit pas se départir de sa mission de prévention sanitaire

Marion assemblée 6

Marion Maréchal-Le Pen interroge M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du gouvernement, sur les règles de prévention sanitaire auxquelles sont astreints les artisans bouchers-charcutiers le 31/05/2016

Le cas d’encéphalopathie spongiforme, dit de la « vache folle », découvert dans les Ardennes à la fin du mois de mars dernier a suffi pour faire passer notre pays de « statut à risque négligeable » à « statut à risque contrôlé ». Ce nouveau ement à risque est appelé à durer plusieurs années.

Malgré l’isolement de ce cas de « vache folle », l’Agence européenne continue d’appliquer des règles sanitaires drastiques et très onéreuses pour les artisans bouchers, comme l’obligation d’isoler des carcasses, de retirer des vertèbres ou encore de désosser par séquence des muscles attenants à la colonne vertébrale. Inquiets face à une situation dont ils ne sont pas responsables, les professionnels de la filière viande sont en outre confrontés à une importante hausse des prix de l’équarrissage auquel ils doivent faire appel pour collecter le contenu du bac recevant les os et esquilles d’os.

Elle demande si le ministre négocierait des mesures de soutien pour les artisans confrontés aux règles de l’Agence européenne. Egalement, elle demande si le service d’équarrissage, répondant à une mission de salubrité publique, ne devrait pas être assuré par l’Etat afin d’épargner les bouchers-charcutiers des coûts qu’il engendre.