Au prétexte de « lutter contre le FN », des syndicats enseignants détournent l’argent public

école publique

Communiqué de presse d’Alain Avello, président du Collectif Racine – les enseignants patriotes du 09/05/2016

On savait qu’ils ne s’étaient pas remis de l’émergence d’enseignants patriotes, en nombre de plus en plus important, on les savait paniqués à l’idée de perdre la mainmise idéologique qu’ils exerçaient jusqu’alors sur toute une profession, plusieurs syndicats de l’éducation (FSU, CGT, SUD…) organisent conjointement des « formations » contre le Front National, l’une d’elles se tenant ces 9 et 10 mai, à Créteil, où le Collectif Racine a récemment ouvert sa 21e section départementale.

Nous n’avons pas manqué d’accéder « de l’intérieur » au contenu de ces « formations » : notre publication trimestrielle y est distribuée et glosée, l’inénarrable Grégory Chambat, pseudo-« intellectuel », mais véritable idéologue, militant CNT, auteur d’ « Instruire pour révolter », et prônant la « pédagogie d’action directe » ̶ tout un programme ! ̶ , y distille en direction d’un public souvent âgé et peu fourni, ses puissantes « analyses », force photocopies à l’appui ( sur « la laïcité lepénisée », par exemple).

La chose serait dérisoirement anecdotique si les enseignants assistant à ces « stages » ne le faisaient au titre de leur droit à formation syndicale. Aussi bénéficient-ils de décharges horaires leur permettant d’assister à ces réunions, dont il est avéré que le contenu comme l’objet sont de nature politique, les heures de cours non-faites restant rémunérées par l’administration, et ceci en contravention totale du principe de neutralité du service public. Il y a donc bel et bien, par détournement du droit à formation syndicale, mobilisation illégitime de l’argent public ne devant pourtant servir que le seul bien public, et non un quelconque intérêt partisan !

Si le Collectif Racine n’est animé par aucune hostilité de principe à l’égard des syndicats, au point qu’il a, à l’occasion, pu apporter son soutien à ceux d’entre eux ne déviant pas de cette exigence de neutralité qui s’impose à tout acteur du service public, il continuera en revanche de s’insurger contre de telles pratiques : elles ne sauraient perdurer, et il faudra s’assurer que toute « décharge syndicale », conformément aux principes de la République et à l’esprit de sérieux budgétaire dans lequel des réformes devront être mises en œuvre, ne servent qu’à la seule défense des intérêts moraux et matériels des salariés.