Le funeste traité TISA sur les services doit être mis sous le feu des projecteurs et rejeté par le gouvernement

Tisa

Communiqué de Presse du Front National du 26/05/2016

Des fuites de Wikileaks sur le traité sur les services appelé TISA ont été analysées par la presse. Le Front National combat sans cesse ce traité par ses votes et ses interventions au Parlement Européen et avait publié un communiqué de presse en 2014 avertissant les Français (http://www.frontnational.com/2014/07/quel-avenir-le-traite-tisa-reserve-t-il-aux-services-publics-francais/).

Comme le traité transatlantique, Il s’agit d’un accord négocié en secret et dans le dos des Français. Les partenaires principaux du traité sont l’Amérique du Nord, l’Union Européenne, la Turquie, et d’autres pays industrialisés.

Avec le traité TISA, François Hollande a donné en 2013 mandat à la Commission Européenne de faire rentrer tous les services dans le jeu de la mondialisation et du libéralisme. Presque tous les services publics seront mis en concurrence avec les services d’entreprises privés, de tout pays. La concurrence privée les attaquera de tout côté et tuera donc la notion même de service public.

Les multinationales des services pourront même assigner un Etat devant un tribunal privé d’exception pour changement de réglementation ! Les données privées des Français risquent d’être systématiquement envoyées aux Etats-Unis et seront donc sous surveillance de la NSA.

Le traité TISA est donc un risque immense pour la France et les Français: Des services publics comme EDF, la SNCF, l’éducation, la santé seraient démantelés ce qui est proprement scandaleux. Contrairement aux Français, les multinationales se réjouiraient de la suppression de toute réglementation contraignante et auront un droit de véto à l’avenir sur les lois votées dans notre pays. Les réglementation sociales, environnementales et prudentielles seraient gravement affaiblies.

Nous demandons au président François Hollande de lancer un vrai débat sur l’accord sur le commerce des services TISA afin d’établir le minimum de transparence sur ce sujet et d’en informer tous les Français. Nous sommes persuadés que, dès qu’il sortira de l’ombre, ce traité sera immédiatement rejeté par les citoyens français.