Nicolas Sarkozy fait semblant de défendre EDF et l’électricité nucléaire

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Communiqué de Presse du Collectif Nouvelle Écologie du 30/04/2016

Dans le Journal du Dimanche, Nicolas Sarkozy se fait le champion de l’électricité nucléaire. En toute contradiction bien sûr avec la politique qu’il avait appliquée précédemment; en effet, Nicolas Sarkozy a poursuivi la politique de privatisation d’EDF demandée par Bruxelles au nom de la « concurrence libre et non faussée » ; il a aussi accepté sans broncher la politique de déréglementation européenne visant à créer un marché unique de l’électricité.

Cette mauvaise stratégie a favorisé la recherche de la rentabilité financière à court terme et a affaibli EDF. En conséquence de cette politique à courte vue, sans vision stratégique, notre champion national se retrouve aujourd’hui dans une situation financière très difficile. Pire, faute d’entretien à un niveau suffisant, les équipements de sécurité de nos centrales nucléaires sont parfois en très mauvais état comme l’ont montré de nombreux rapports.

Loin de la gesticulation cynique autour du symbole gaulliste de l’énergie nucléaire faite par Nicolas Sarkozy, le Collectif Nouvelle Ecologie pense qu’EDF doit redevenir un pur service public assurant la production et la distribution d’une électricité nucléaire à faible prix aux entreprises et aux ménages français et sans émission de CO2. La nécessité de développer des énergies renouvelables aujourd’hui à des prix équivalents aux autres sources d’énergie pour se passer à terme des combustibles fossiles n’en est pas moins importante. Une autre chose essentielle qui semble échapper à Sarkozy est le problème de la sécurité des centrales nucléaires et par conséquent la sécurité de tous les Français. Afin de rendre nos centrales nucléaires beaucoup plus sures, il est nécessaire que les agents d’EDF puissent travailler sur le long terme et dans la sérénité : le souci de la sécurité des Français doit l’emporter à nouveau sur les problèmes de gestion du cours de bourse et de rentabilité à court terme.

Cela nécessite évidemment d’avoir le courage de tordre le bras de Bruxelles pour avoir de nouveau un EDF 100% public. Cela, Nicolas Sarkozy n’en a ni le courage, ni la volonté.