Recours au 49.3 : un coup de force pour une loi sans consistance

Gilbert Collard, député du Front National dans la 2e circonscription du Gard, et Marion Maréchal Le Pen, députée du Front National dans la 2ème circonscription du Vaucluse, lors de la première séance de discussion du projet de loi de finances rectificative à l'Assemblée nationale.

Communiqué de Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard du 11/05/2016

Le Gouvernement a décidé de recourir à l’article 49.3 de la Constitution pour faire passer, sans débats, la loi dite « Travail » portant sur nouvelles libertés et protections pour entreprises et actifs. Après la « loi Macron » sur la modernisation de l’économie, c’est le second projet imposé contre la volonté de la représentation nationale. Incapable de constituer une majorité sur une réforme jugée prioritaire dans le quinquennat de François Hollande, le gouvernement décide de jeter à la poubelle des milliers d’amendements.

Le mépris de l’Exécutif socialiste à l’égard du pouvoir législatif devient une marque de fabrique du « quinquennat normal » voulu par le président de la République. Les attentes des chefs d’entreprise et des salariés sont sacrifiées pour satisfaire au dogmatisme d’un pouvoir coupé des réalités du monde de l’entreprise.

Soucieux de ne pas trop heurter les syndicats, le gouvernement a entériné une loi insipide loin d’effacer les multiples entraves à l’embauche et à l’investissement auxquelles sont confrontés quotidiennement les acteurs de l’économie réelle.

Le coup de force du 49.3 retentit comme l’échec cinglant du gouvernement de Manuel Valls, dont l’impuissance est telle qu’il ne parvient plus à faire voter une loi sans intérêts, sans ambitions, n’apportant aucune solution à la simplification nécessaire au code du travail.