Vote motion de censure : redonnons la parole au peuple de France !

Marion Gilbert AN

Communiqué de presse de Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard du 12/05/2016

Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard ont voté en faveur de la motion de censure contre le gouvernement jeudi 12 mai.

Le gouvernement mobilise une énième fois le texte fondateur de la Vème République pour faire passer une loi insignifiante et déconnectée des réalités du monde du travail. Le compromis, tant recherché mais jamais trouvé, a accouché d’un projet qui complexifie le code du travail.

Les multiples versions de la « loi Travail » symbolisent les doutes d’un gouvernement en perdition, incapable de prendre des mesures fortes en faveur des entreprises désireuses de se développer et de recruter. Les TPE-PME sont les grandes oubliées : aucun dispositif ne relève les obligations les plus contraignantes au seuil supérieur, le forfait-jour s’arrête aux portes des TPE-PME, le très nébuleux compte pénibilité n’est pas supprimé. L’aménagement du temps de travail sur neuf semaines ne protège pas suffisamment les salariés des risques de chômage technique.

Le carcan des 35 heures devrait être assoupli par la défiscalisation des heures supplémentaires et non par l’instauration d’un dispositif qui abaisse la rémunération des heures supplémentaires jusqu’à un plancher de 10%, avec le risque de provoquer une importante déflation salariale dans certaines professions.

Le projet n’améliore pas le dialogue social dans les petites structures : en effet, le mandatement d’un salarié dans les entreprises dépourvues de délégués instille un rapport de force préjudiciable à la stabilité de l’entreprise.

Manuel Valls n’a plus que l’arme du 49.3 pour maitriser des « frondeurs » aux yeux desquels les postes valent mieux que les convictions. Néanmoins, l’ampleur de l’opposition paralyse un gouvernement isolé dépourvu de légitimité. La déroute de l’Exécutif aggrave chaque jour la crise profonde que subit notre pays. La France et les Français ne peuvent pas attendre une année supplémentaire, l’urgence s’impose de dissoudre l’Assemblée nationale.